Après la Bling Bling, Julien Doré à l’Astro!
Petit concert exclusif avant la tournée de l’automne!!! C’est le Mardi 1er Juillet - 20h30 et c’est à l’Astrolabe.
Petit concert exclusif avant la tournée de l’automne!!! C’est le Mardi 1er Juillet - 20h30 et c’est à l’Astrolabe.
L’Astrolabe, Radio Campus, Labomedia vous proprosent :
17h/19h au 108 - Apéraudio
19h/23h au 108 - Concert Ted Fox (http://www.myspace.com/tedfoxmusic) + Ty Sycaci (trio acoustique de la république Tchèque)
22h/03h à l’Astrolabe - Bling Bling Party : Agoria, Danton Eeprom…
de 15h à 01h00 au 108 - Fête des 01 http://www.labomedia.org/
de 14h à 18h00 à la Collégiale Saint Pierre Le Puellier : “Les Mécaniques poétiques d’EZ3KIEL”

Durant 3 semaines, l’ASTROLABE a accueilli EZ3KIEL en residence. Ils sont désormais quatre avec l’arrivée d’un nouveau membre, Stephane, à la batterie et au vibraphone en plus de Joan,guitare, claviers, programmation, Matthieu est à la batterie, programmation et Yann à la basse, programmation.
A l’issue du concert réservé au jeune public les membres d’EZ3KIEL ont répondu à quelques questions.
Vous avez donné un concert jeune public comment avez vous abordé cela?
Joan : Cela a été une grande première pour nous et c’est bien de se confronter à un public différent, plus jeune. Le plus drôle était les questions posées:”avez vous fait un single” par exemple. J’ai été assez étonné de l’attention portée par ces jeunes. Nous n’avons rien changé à l’habitude juste joué un peu moins fort pour ne pas les faire saigner des oreilles. Cela c’est plutôt bien passé.
Les jeunes ont une autre vision de la musique grâce à ce type d’expérience, ça change du coté formaté des grosses radios ou des télés.
Ce qui fait plaisir aussi après le concert, c’est qu’ils sont venus nous dire s’ils ont aimés, ils ont demandé le titre des morceaux. C’est amusant de la part d’enfants d’une dizaine d’années.
Mathieu : Nous avions préparé des morceaux assez calmes mais en fait, ils attendaient des choses un peu plus péchues, un peu plus “défouloir”. C’est bien qu’ils puissent voir autre chose, qu’ils réalisent qu’on ne vit pas dans des châteaux et que l’on ne chante pas avec des professeurs.
Prêts à renouveler ou développer l’expérience?
Joan: Avec un peu plus de temps pourquoi pas mais ce n’est pas une priorité pour l’instant. Nous avons nos propres projets à développer. A Rennes, nous allons aussi donner un concert à des enfants.
Amener notre propre expérience de musicien peut être intéressant, car mis à part pour Stéphane qui nous a rejoints, nous avons tous appris sans faire d’école, par nous même, en partant de rien.
M: C’était bien de le faire car nous faisions tourner le set depuis quelques jours sans public et cette expérience, même si le public n’est pas notre public habituel,nous a obligés à une certaine rigueur.
Comment s’est déroulée la résidence à l’ASTROLABE? Quelles ont été les grandes étapes?
J: La première étapes a été le calibrage et le calage des sons. Avec les machines, nous nous sommes rendus compte que ce qui était préparé dans notre local avec des petites enceintes ne réagissait pas pareil avec la sonorisation de la salle.
Une autre phase a été l’implantation sur scène avec tous les problèmes techniques qui en découlent. Nous avons pris l’option pour la tournée afin de faire simple: avoir un patch où tous les micros seront connectés et donner aux salles un gros câble à relier à la console de son. Cela a pris du temps à préparer.
Il y a eu aussi l’aspect répétition: faire tourner les morceaux tous ensemble, c’est plus approprié en salle. Le coté image était à travailler aussi. Avant, nous jouions sur les images, maintenant c’est nous qui déclenchons des événements dans les images. Il a fallu mettre tout cela en condition réelle avec un grand écran et le calage des lumières.
M: Chacun réfléchit à l’univers à développer sur scène durant le temps de la préparation de l’album et les répétitions. Les éclairagistes, le sonorisateur donnent des pistes et là nous avons mis en applicatioû tous les modules durant ces 3 semaines.
Cela peut il aller jusqu’à la réécriture des morceaux?
J: Certaines choses dont nous nous rendions pas compte dans le local ont dû être adaptées, épurées.
Les morceaux ont-il du être réarrangés du fait de l’arrivée d’un nouveau membre, Stephane, à la batterie ?
S: Ils n’ont pas été refondus, mais adaptés, afin que les deux batteries puissent se compléter. C’est une histoire de temps aussi. On a fait l’album, à peine terminé nous nous sommes remis au travail afin que les morceaux puissent être adaptés aux conditions de concert. Tout cela mis bout à bout nous donne encore pas mal de travail. Il a fallu aussi réadapter les anciens morceaux qu’ils jouaient à trois afin que je puisse m’immiscer dans la partie.
Cela va évoluer, le but est faire un truc bien ficelé qui soit très fort à la première et qui, à la fin, cela soit encore plus fort.
Quel est l’apport d’une salle comme l’Astro sur la résidence?
J:C’est la première fois que nous faisions une aussi longue résidence. C’était un de nos souhaits durant les discussions avec l’ASTROLABE. Ce n’était pas pas juste histoire de dire on fait une résidence. Ils ont adhéré au projet. Nous nous connaissons depuis longtemps. Ils nous ont aidés aussi pour ce qui est de la technique, du financement, la recherche de subventions. Nous les remercions du coup de main. Cela fait plaisir de voir une salle qui s’investit autant dans notre projet. Nous avions déjà ce type de rapport avec le FLORIDA à Agen, mais du fait de la distance c’était moins pratique pour nous.
De part la richesse de votre projet et la complexité on ne peut que y adhérer, difficile de rester insensible.
J: C’est le public qui peut le dire. Nous sommes étonnés à chaque fois. On n’y pense pas quand on fait notre show. En fait, pour tout ce qui a autour cela fait plus peur qu’autre chose, cela met de la pression. Nous nous sentons attendus, nous essayons de ne pas lire tout ce qui est écrit.
Naphtaline, en 2007, a permis au public de se plonger dans le monde d’EZ3KIEL, cela sort du concept CD conventionnel grâce à ses nombreuses interactivités. Cela en sera t il de même durant les concerts?
J:On aimerait bien, mais cela demande beaucoup de temps pour avoir cette interactivité que l’on a sur le Dvdrom avec une souris. Nous aimerions pousser cette interactivité avec le public. Le fait est que depuis la sortie de Battlefield, nous n’avons pas eu le temps de développer cet aspect. Il y a déjà tant de choses à faire avec les images et le son en préparation de la tournée! Au fur et à mesure de la tournée nous allons ajouter des choses mais il y a tellement d’éléments qui entrent en compte: taille de la salle, nombre de spectateurs…
Par contre nous avons développé des installations en marge de Naphtaline et au lieu que se soit la souris, c’est par l’entremise d’un mouvement mécanique, un pédalage en vélo, une sonnette, un entraînement de vieille machine à coudre que le spectateur va déclencher des sons, des images.
Ce sont les mécaniques poétiques présentées lors de votre prochain passage à Orléans en juin?
M: Oui ce sont ces installations. Elles permettront de tester, de savoir si sur la durée cela prend avec le public. Elles ouvrent aussi sur un autre public, c’est une autre porte d’entrée vers notre univers.
En concert, il faut que cela marche tout de suite. Nous avons encore beaucoup de choses à faire. Par manque de temps, Yann a dû aller à l’essentiel. Tout cela va se mettre en place durant la tournée.
Vous êtes un groupe très créatif, avec une qualité musicale reconnue par un public initié. Mais ne souhaiteriez vous pas avoir l’opportunité d’être reconnu de la part du “grand public”?
J : C’est pas que ce soit bien ou pas mais ce n’est pas ce que l’on recherche. Le grand public cela ne veut rien dire, c’est assez relatif. Nous ce que l’on espère, c’est que le public vienne grâce à des portes d’entrée. C’est au public aussi de faire l’effort de chercher. Nous avons le même discours qu’il y a dix ans mais les choses évoluent il y a de plus en plus de monde au concert, nous vendons plus de disques. Sans que cela soit exponentiel, la reconnaissance se fait petit à petit.
M: Il y a tout de même pas mal de curiosité de la part du public en France et à l’étranger. Par le bouche à oreille, quand nous revenons dans des endroits année après année il y a plus de monde.
Artistiquement il y a plein d’autres groupes qui développent des choses peu communes et j’ai l’impression que petit à petit ils arrivent à se faire connaître.
Pour nous le projet a 15 ans. Le public adhère à fur et à mesure et découvre encore EZ3KIEL et ce n’est pas parce qu’ils ont vu un 4*3 dans la rue ou la pub à la télé. Sur la durée ça nous porte.
J:Nous sommes basés sur la démarche artistique, c’est pas à coup de tonnerres commerciaux que nous allons vendre notre musique. Toucher un large public veut dire mettre de l’argent dans de la communication, car c’est comme cela que ça marche. Pour de nombreux groupes ou chanteurs sans renfort de pub derrière il n’y aurait rien.
Nous n’avons pas d’argent pour cela, ni notre label qui est un label indépendant. Tout notre argent passe dans nos instruments sur ce que l’on développe, nos machines. Nous sommes issus de la base, un groupe de rock qui c’est fait connaître dans les bars avec des tracts. Nous en sommes encore un peu à ce stade là même si ça évolue.
Vous étiez présents sur une des premières compilation JARRING EFFECTS, il y a prés de 10 ans et vous travaillez toujours avec eux. Comment JARRING EFFECT à porté EZ3KIEL et l’inverse?
C’est Rico qui est à la base de JARRING EFFECT, avec d’autres personnes et notamment le groupe HIGH TONE. Nous nous sommes rencontrés sur une date, il nous a proposé de le rencontrer si nous souhaitions faire un album. Après, cela à suivi son cours.
Ils nous soutiennent et nous faisons aussi tout ce que nous pouvons pour faire connaître le label. C’est vraiment fait avec des ficelles et l’énergie de gens passionnés, tout l’argent gagné est réinvesti dans l’artistique. C’est l’associatif dans tout sa splendeur. De plus JARRING a un coté assez militant, social sur Lyon. Ils soutiennent des associations, des mouvements politiques.
Stéphane: Ce que j’aime avant tout, c’est le coté artisanal de cette démarche. Nous sommes des artisans. On a les mains dans le béton. Ce qui me fait plaisir, c’est avoir toujours ce quelque chose à coté de nous qui nous dit qu’il reste plein de chose à faire. Si on pouvait, on donnerait des coup de mains à tous les groupes qui ont un chouette devenir comme Fumuj, Narrow Terence, Spam…
Si cela tenait qu’à nous, on emmènerait tout le monde avec nous! Cela nous tient à coeur de promouvoir, d’aider des groupes en demande, mais nous n’avons pas la logistique suffisante pour dire on va tourner avec tel ou tel groupe.
M: C’est la démarche que l’on a eu avec DAAU, ils étaient tellement fantomatiques dans le paysage musical français et nous avions pris une telle claque en les voyant! Le courant est bien passé et nous avons monté une tournée ensemble. Nous avons réussi à aller au bout du projet c’était une belle expérience.
Nous avions même pensé faire un album avec eux. Mais là nous nous sommes dits qu’il fallait revenir à la formule EZ3KIEL seul.
Quelques sites à visiter :
http://www.myspace.com/ez3kielmyspace
La résidence d’Ez3kiel s’est achevée par un magnifique concert. En attendant la vidéo, retrouvez toutes les photos de la résidence, de leur rencontre avec le jeune public et de leur concert à l’Astrolabe ici
Avec un peu de retard, les photos de la soirée PLUG #2 qui a eu lieu le samedi 26 janvier dernier à l’Astro. pour plus de photos
Ez3kiel est arrivé, lundi 07 janvier et à poser ses valises (surtout ses ordis d’ailleurs!) à l’Astrolabe. Ils s’installent pour travailler pendant 2 semaines à la création de leur nouveau spectacle que nous découvrirons le 07 février lors du concert.
Voici quelques photos : + de photos




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